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Les Grandes Dates de l’Histoire sur l’Environnement

1972. Début de la prise de conscience mondiale sur l'environnement

environnementDeux événements importants, en lien avec l'environnement, ont lieu cette même année. En Mars, le Club de Rome, groupe de réflexion réunissant scientifiques, économistes, fonctionnaires nationaux et internationaux et industriels de 53 pays, publie son premier rapport. Il remet en cause les bénéfices de la croissance en alertant sur ses conséquences sur l'environnement et sur la pénurie prévisible des ressources énergétiques. Accusé à l'époque de catastrophisme, ce rapport apparaît aujourd'hui précurseur à plusieurs égards. Trois mois après, se tient à Stockholm la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement humain. C'est la première fois que la communauté internationale consacre un tel sommet à l'environnement. La conférence pose les bases du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) créé fin 1972.

 

1987. Protocole de Montréal : premier protocole environnemental majeur

Accord international ayant pour objectif de réduire et, à terme, d'éliminer complètement les substances qui réduisent la couche d'ozone. En 1987, il est signé par 24 pays et par la Communauté économique européenne. En 2009, ce ne sont pas moins de 196 États qui y adhèrent. Il est ainsi devenu le premier protocole environnemental à atteindre la ratification universelle. Un des résultats probants de ce Protocole est l'arrêt total de la production des CFC (Chlorofluorocarbure), gaz largement responsables de la destruction de la couche d'ozone.

 

1992. Sommet de la Terre à Rio

En 1987, le Rapport Brundtland (Rapport « Notre avenir à tous ») des Nations Unies pose les bases du développement durable, avec ses piliers environnementaux, sociétaux et économiques. L'année suivante est créée le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'évolution du Climat (GIEC) qui publie son premier rapport en 1990 : une relation est établie entre émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine et réchauffement climatique. Ces deux événements incitent l'ONU à organiser le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. Une convention sur la protection de la biodiversité et une convention contre le réchauffement climatique y sont adoptées ; un programme d'actions appelé Agenda 21 est mis en place. Cette dernière formule des recommandations sur des problématiques très variées (logement, gestion des mers, désertification…). En 2012, a lieu le Sommet de la Terre Rio+20 visant à établir un bilan : quelles sont les réussites des précédents sommets et quelles sont les lacunes restant à combler ? Les priorités établies par les Nations unies sont l'économie verte et l'éradication de la pauvreté.

 

1987. Protocole de Kyoto

La remise du deuxième rapport du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'évolution du Climat (GIEC) suscite des négociations débouchant sur la signature, en 1997, du « protocole de Kyoto », ratifié par plus de 190 pays. Cet accord prévoit que les pays développés s'engagent à diminuer de 5,2 % leurs émissions de gaz à effet de serre en 2012 par rapport à leur niveau de 1990. Cependant, les États-Unis, premier émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, ont signé mais pas ratifié le protocole et celui-ci ne prévoit pas d'obligations pour les pays émergents. Le protocole de Kyoto expirant en 2012, le sommet de Copenhague en 2009 devait être l'occasion de négocier l'après Kyoto. Mais, ce sommet est un échec du fait des intérêts divergents des nations développées et des nations émergentes : les négociations débouchent sur un accord sans objectif contraignant. C'est à la conférence de Durban, fin 2011, qu'un accord est mis en place sur la poursuite du protocole de Kyoto à compter du 1er janvier 2013.

 

2009. Échec du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique

Fin 2009, le sommet de Copenhague s'achève sur une simple déclaration politique affirmant la nécessité de limiter la hausse des températures à 2°C par rapport à l'époque préindustrielle (1750). Aucune action concrète pour atteindre cet objectif n'y figure. En particulier, aucune limitation des émissions de gaz à effet de serre n'est décidée. De même, la création d'une organisation mondiale de l'environnement est écartée. Les causes de cet échec sont liées au refus de nombreux pays développés d'adopter des objectifs contraignants de limitation des émissions à horizon 2020 et à la mise en avant par les pays en développement de leur droit au développement économique. L'échec de Copenhague a également mis en lumière les limites des processus intergouvernementaux lorsqu'il s'agit de s'entendre sur la gestion des biens publics mondiaux. Le nouveau contexte, caractérisé par la crise financière puis économique, n'a pas, non plus, facilité les négociations. Depuis Copenhague, les réunions se succèdent annuellement (Cancun 2010, Durban 2011, Doha 2012, Varsovie 2013 et prochainement Lima 2014) pour tenter de parvenir, fin 2015 à Paris, à un accord global qui pourrait entrer en vigueur à partir de 2020 et prendre la relève du protocole de Kyoto de 1997. Les deux points clés des négociations : parvenir à des objectifs nationaux volontaires qui soient cohérents avec une réponse globale efficace contre le réchauffement ; résoudre la question du financement des efforts des pays du Sud.

 

2015. La rupture : Accord de Paris sur le climat

Le 12 décembre 2015, à l’issue de la Conférence de Paris sur le climat (« Conférence of the parties », dite « COP 21 »), 195 pays approuvaient l’accord de Paris, premier accord mondial sur le climat. Celui-ci est entré officiellement en vigueur le 4 novembre 2016, trente jours après que l’exigence de la ratification par 55 pays responsables ensemble d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre ait été remplie. L’accord de Paris définit un plan d’action international visant à contenir le réchauffement climatique sur le long terme « bien en dessous de 2° Celsius par rapport aux niveaux préindustriels » et même à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5° Celsius ». Pour y parvenir, l’accord prévoit que les parties signataires revoient à la hausse tous les cinq ans leurs engagements de diminution des émissions de gaz à effet de serre. L’accord de Paris prévoit également que les parties signataires s’engagent à parvenir à un plafond (pic) mondial des émissions de gaz à effet de serre dans les meilleurs délais et à opérer des réductions rapidement par la suite afin de parvenir, au cours de la deuxième moitié du siècle, à un équilibre entre les émissions et leurs absorptions (objectif d’émissions nettes nulles). L’accord stipule par ailleurs que les pays développés devront apporter un soutien financier aux pays en développement d’au moins 100 milliards de dollars par an afin que ces derniers pays puissent atténuer leurs émissions et s’adapter aux effets du changement climatique. Il invite aussi les pays développés à « continuer de montrer la voie en assumant des objectifs de réduction des émissions en chiffres absolus ». Les pays en développement, quant à eux, « devraient continuer d’accroître leurs efforts d’atténuation » des émissions. L’accord de Paris ne comporte pas de système de sanctions. Toutefois, un bilan global de l’accord est prévu en 2023 et par la suite tous les cinq ans. Ces bilans permettront aux pays de s’informer mutuellement et d’informer le public des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs fixés. En 2017, le nouveau président américain, D. Trump, a annoncé que les États-Unis se retireraient de l’accord de Paris. Aux termes de l’accord, cette sortie ne pourra être officielle qu’en 2019 et effective qu’en 2020. La préparation et le suivi de l’accord de Paris (COP 21 à 23 notamment) ont fait l’objet d’une forte mobilisation de la société civile (collectivités locales, entreprises, ONG…).

 

1972 à 2015. Les conséquences du développement industriel de l'énergie nucléaire

 

 

1954. Premières centrales nucléaires destinées à l'énergie civile

Le premier réacteur nucléaire est construit à l'université de Chicago, en 1942, pour des besoins militaires. En 1951, la première énergie d'origine nucléaire est produite aux États-Unis.

En 1954, les soviétiques construisent la première centrale nucléaire civile connectée au réseau électrique. Suivent le Royaume-Uni en 1956, les États-Unis en 1957, puis la France en 1963 avec la centrale de Chinon. C'est le début du développement industriel de l'énergie nucléaire

 

1973. Premier choc pétrolier

Dans le contexte de la guerre du Kippour, les pays arabes producteurs de pétrole décrètent un embargo contre les États-Unis et les Pays-Bas. Puis, l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), créée en 1960, impose un quadruplement du prix du pétrole. Dans la plupart des pays industrialisés, ce choc d'offre aggrave une situation économique déjà fragilisée (cf. notamment le ralentissement des gains de productivité enregistré depuis la fin des années 60 et la crise du système monétaire international en cours depuis 1971) : suite à la hausse des prix du brut, l'inflation augmente, les déséquilibres extérieurs s'accentuent, la croissance chute et le chômage s'accroît.

1979. Second choc pétrolier

Des tensions sur l'offre (révolution iranienne et guerre Iran-Irak) provoquent une multiplication par 3 du prix du pétrole.

2003 - … Troisième choc pétrolier

Le prix du pétrole repart à la hausse, notamment à cause de l'augmentation de la demande provenant des pays émergents.